Situation hydrologique au 13 août 2019 - Un déficit pluviométrique de 30% en moyenne sur la France et un deuxième épisode de canicule

20/08/2019

Durant le mois de juillet 2019, en moyenne sur le pays, la pluviométrie a été déficitaire de plus de 30 %. Depuis septembre, le déficit pluviométrique reste de 20 % en moyenne sur la France. Un épisode de canicule, le second de l’été, a concerné la France du 21 au 26 juillet, avec des températures maximales exceptionnellement élevées sur le nord du pays. Cette nouvelle vague de chaleur intense a favorisé l’asséchement des sols superficiels.

La sécheresse des sols déjà présente fin juin du centre du pays aux frontières du Nord-Est est plus sévère sur ces régions. Elle concerne également les Pays de la Loire et la Normandie. Elle est particulièrement marquée sur l’est du Cantal, le Puy-de-Dôme, l’Allier, la Creuse, le Cher et la Loire. En revanche, la sécheresse des sols superficiels s’est atténuée en Nouvelle-Aquitaine, sur le piémont pyrénéen comme en Corse.

Durant le mois de juillet, la vidange se poursuit et l’ensemble des nappes du territoire sont en baisse. Ce constat est habituel à cette période de l’année, les pluies infiltrées étant absorbées par la végétation. Cependant, la baisse des niveaux s’est fortement accélérée au cours des deux derniers mois.

Les niveaux des nappes se situent généralement en dessous des niveaux moyens des mois de juillet. Les nappes de l’Alsace, de Bourgogne, d’Auvergne-Rhône-Alpes et du sud de Centre-Val-de-Loire présentent des niveaux peu satisfaisants, bas à très bas et parfois proches des minimas enregistrés pour un mois de juillet. Seule exception, les nappes alluviales de Corse profitent des pluviométries excédentaires de mai, ayant permis de poursuivre la recharge, et de juillet.

Au 19 août, 84 départements ont mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau. À titre de comparaison, sur la même période l’an passé, 49 départements avaient mis en place ces arrêtés et ils étaient 82 en 2017 et 34 en 2016.

Le bulletin national de situation hydrologique (BSH) est constitué d’un ensemble de cartes et de leurs commentaires qui présentent l’évolution mensuelle des ressources en eau. Chaque mois, il décrit la situation quantitative des milieux aquatiques (pluies efficaces, débits des cours d’eau, niveau des nappes d’eau souterraine, état de remplissage des barrages-réservoirs) et fournit une information synthétique sur les arrêtés préfectoraux pris pour limiter les usages de l’eau durant la période d’étiage. Le BSH est réalisé sous l’égide d'un comité de rédaction composé des différents contributeurs du BSH (producteurs et gestionnaires de données), animé par l'Office International de l’Eau (OIEau), en lien avec la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Agence française pour la biodiversité (AFB).